Tuesday

The Golden Hour


Coffee, after coffee…Hours pass by...slowly, but mostly in the blink of an eye. These past weeks I have been terribly busy , and I barely manage to find a minute to post or even catch my breath. Oh, I am really looking forward to summer, and every tiny ray of sunshine that decides to touch my skin makes me think I'm one step closer to the warm weather days. It's a promise that from now on I'll post more often because I want to share as much as I can with my readers which means to be present as much as possible on the blog.

"I relish that moment in the afternoon when we start to realize how transparent our veils of doing well, of going somewhere, are."

How poetic is this atmosphere. White buildings and cotton candy sky, the cold winter breeze..and the thought of spring approaching me softly.


I was wearing: Zara Dress (Similar Here) & Bag, Moschino Red Cape (Similar Here), Mango Stilettos, Vintage gloves. 

Photos: Anca Dunavete

Friday

Le salon littéraire au siècle des Lumières

Lecture de la tragédie de "l'orphelin de la Chine" de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin, Anicet Charles Gabriel LEMONNIER (1743-1824).
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Commande de Joséphine Beauharnais, ce tableau du peintre Lemonnier a été exposé au Salon de 1814. Le but de ce portrait de groupe est de fixer pour la postérité tous ceux qui ont compté sur la scène mondaine, philosophique et artistique parisienne au cours du siècle des Lumières, bien au-delà des membres qui ont effectivement formé la société de Mme Geoffrin.

La scène se situe dans un salon richement décoré de tableaux et de tapis, celui de Mme Geoffrin, épouse du directeur de la manufacture des glaces (Saint-Gobain). L’hôtesse, que l’historiographie américaine nomme également salonnière, accueille dans le cadre confortable du salon les habitués de sa « société ». Elle y convie les visiteurs de marque, notamment dans le cas des salons parisiens, les voyageurs étrangers de conditions qui ont pris soin de se munir de lettres de recommandation. Les hôtesses les plus célèbres associent aux hommes de lettres et aux artistes, des puissants –ici des ministres comme Turgot, Malesherbes ou des figures de l’aristocratie comme le maréchal duc de Richelieu. Elles ont aussi le souci de réunir des invités dont les caractères sont compatibles. 
Dans ce tableau de groupe des Lumières à leur zénith, le buste du patriarche de Ferney, Voltaire, au génie duquel les participants payent ici un tribut symbolique en lisant sa tragédie L’Orphelin de Chine, trône au centre de la scène.

Cette œuvre souvent dénommée « Le salon de Madame Geoffrin en 1755 » est l’une des représentations des Lumières européennes les plus fréquemment sollicitées. L’espace privé rencontre l’espace public, les gens de lettres et du monde prennent la pose pour immortaliser un commerce de société épanoui, où le divertissement lettré et la chronique mondaine s’associent harmonieusement, sans que chacun ne se sente contraint par des normes de comportement et d’être en société auquel il se soumet librement. L’identification des présents et des absents, des figures attendues du cosmopolitisme des lettres et de l’aristocratie rassure : les Lumières sont à leur apogée, Paris est leur scène de prédilection, ses salons sont courtisés par toute l’Europe des Lettres et du goût. Pourtant cette scène n’a jamais eu lieu, c’est une reconstruction a-posteriori des Lumières en majesté, à la gloire d’un des principaux salons du XVIIIe siècle.